La flore des canaux

Crédit photo : Région Bretagne – Fleur de Berce commune

Le réseau des canaux de Bretagne est riche d’un patrimoine floristique que les équipes de la Région s’efforcent d’entretenir et de préserver. Des observations et un suivi régulier permettent d’en assurer une gestion écoresponsable et de garantir la sauvegarde des espèces les plus fragiles ou identifiées comme menacées.

  • 45
    familles à valeur patrimoniale (protégée et/ou menacées)
  • 5 300 ha
    d’espaces naturels et semi-naturels
  • 700
    espèces végétales recensées

En images

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Orchis tachetée
Crédit : Région Bretagne
Orchis tachetée

Cette orchidée n’est pas très commune en Bretagne et plutôt en régression. Elle se plaît dans les prairies humides oligotrophes (pauvres en nutriments). Si vous avez la chance de l’observer en fleur au printemps, n’hésitez pas à la prendre en photo mais évitez de la cueillir d’une part car une fois coupée, elle va très vite faner et d’autre part, parce que vous mettrez en péril ses chances de reproduction.

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Grande prêle
Crédit : Région Bretagne
Grande prêle

La Grande prêle (Equisetum telmateia) n’est pas la plus commune le long des voies navigables bretonnes mais sans doute la plus impressionnante. Elle affectionne les milieux frais et ombragés.

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Sélin de Brotero
Crédit : Région Bretagne
Sélin de Brotero

Plante très rare et menacée, cette espèce est présente en France uniquement en Bretagne (les autres populations sont présentes dans la péninsule ibérique). Une vingtaine de localités sont connues en Bretagne dont 4 sur les berges des canaux bretons.

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Cardamine des prés
Crédit : Région Bretagne
Cardamine des prés

La Cardamine des prés est couramment rencontrée, elle se plaît beaucoup dans les zones humides, comme les canaux de Bretagne ! Voyez-vous le petit point orange sur sa tige ? C’est un œuf de papillon !

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Bugle rampant
Crédit : Région Bretagne
Bugle rampant

Le Bugle rampant est une espèce très commune que l’on retrouve régulièrement le long des berges des canaux bretons. Les bourdons et les abeilles adorent venir butiner les fleurs qui fleurissent au printemps.

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Lathrée clandestine
Crédit : Région Bretagne
Lathrée clandestine

Mais quelle drôle de plante ! Elle fleurit en début de printemps puis disparaît complètement. C’est en effet une espèce qui ne possède pas de feuilles. Elle puise son énergie sur ses plantes hôtes (aulnes, saules, …). Comme le gui, il s’agit d’un parasite.

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Iris des marais
Crédit : Région Bretagne
Iris des marais

L’Iris des marais est certainement la plante qui est la meilleure ambassadrice des canaux bretons. On la retrouve en pied de berge, les pieds dans l’eau, sur la quasi-totalité du réseau. Comme les autres plantes aquatiques, elle participe au rôle de phytoépuration des eaux des voies navigables.

Une gestion différenciée

Sur les abords des canaux, les agent∙e∙s pratiquent la gestion différenciée, favorisant notamment des fauches tardives au printemps, pour permettre aux végétaux d’effectuer leur cycle complet. En effet, l’entretien des voies navigables doit permettre l’accès et la sécurité des usager∙ère∙s tout en préservant la richesse naturelle du milieu.

Pour répondre à ces objectif, les espaces ont été divisés en 4 catégories pour concilier usages et biodiversité :

  • Sites éclusiers, quais, haltes nautiques, ports, équipements : le fauchage est réalisé autant que nécessaire.
  • Espaces autour des chemins de halage : le broyage est réalisé deux fois par an, au printemps et en automne.
  • Pente de berge, digues e autres zones : le broyage est réalisé une fois par an, en automne.
  • Milieux « naturels fragiles » comme les pieds de berge : le broyage est réalisé tous les 2 ans.

Des cas particuliers pour certains habitats

Des modes de gestion plus spécifiques sont mis en place ponctuellement pour répondre aux enjeux locaux, sociaux ou environnementaux. Aujourd’hui, deux types d’habitat sont déjà identifiés  :

  • les habitats forestiers pour lesquels il existe de forts enjeux de préservation de la faune, notamment ceux abritant des oiseaux, des chiroptères et des invertébrés ;
  • les habitats herbacés humides où l’on trouve des plantes rares ou menacées, comme le Sélin de Brotero qu’il faut protéger.

Une action partenariale

Pour mener à bien ses objectifs, la Région travaille en collaboration avec le Conservation botanique de Brest.