CRUES | Accès aux chemins de halage interdit dans le Morbihan
30 janvier 2026
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Après les épisodes de crues en Bretagne ces derniers jours, une décrue lente s’est amorcée, découvrant, ici et là, des portions de chemins de halage abîmés. La baisse progressive du niveau de l’eau peut susciter de la curiosité mais elle constitue un réel danger pour les usagers. C’est pourquoi, le préfet du Morbihan a pris un arrêté d’interdiction de circulation sur les berges et chemins, jusqu’au lundi 2 février inclus. La Région Bretagne, propriétaire et exploitante du domaine public fluvial, en lien avec les communes concernées, déploie parallèlement une signalétique à l’attention des piétons et cyclistes.
Effectives à partir de ce jour sur l’ensemble des chemins de halage du Morbihan (canal de Nantes à Brest, Blavet, Vilaine), ces interdictions de circulation seront en vigueur le temps de permettre aux agents des canaux de Bretagne de réaliser un diagnostic des dégâts et désordres. En attendant, la Région, par la voix de sa Vice-présidente aux canaux, Anne Gallo-Kerleau, appelle toutes et tous au sens des responsabilités.
REDOUBLER DE PRUDENCE
C’est en effet lors de cette première phase de décrue qu’il faut redoubler de prudence le long des canaux :
- des berges risquent de s’affaisser, voire de s’effondrer,
- les arbres, malmenés par les intempéries et fragilisés par des terres gorgées d’eau, peuvent chuter à tout moment,
- les revêtements des chemins seront aussi, en de nombreux points, fortement dégradés,
- les ouvrages de type pontons peuvent être instables et provoquer des glissades.
Alors que certains chemins de halage se découvrent, les agents des canaux de la Région Bretagne entament dès aujourd’hui des visites d’inspection le long des voies d’eau afin de prendre les mesures qui permettront d’assurer la sécurité des usagers.
«LE PLUS IMPORTANT, C’EST LA SÉCURITÉ »
« Au cours de la décrue qui s’amorce, nous allons très certainement découvrir de nombreux dégâts causés par ces crues. Ceux-ci présentent un vrai risque pour les personnes qui fréquenteraient ces chemins dans les prochains jours. Nous devons donc, avant toute chose, sécuriser ces voies avant de les rendre aux usagers. Nous en appelons à la patience et au bon sens de toutes et tous. Le plus important pour la Région, c’est la sécurité des usagers ; c’est pour eux que nous agissons ainsi. » Anne Gallo-Kerleau, vice-présidente aux canaux.
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