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Des opérations de dragage sur le canal d’Ille-et-Rance et la Vilaine

Un tractopelle extrait de la vase du canal
Crédit photo : Région Bretagne
Les sédiments sont extraits mécaniquement du canal.

Vous l’avez peut-être constaté en vous promenant ou en navigant : des opérations de dragage sont en cours sur le canal d’Ille-et-Rance. Ces travaux d’entretien, qui dureront quelques mois, sont réalisés pour améliorer la navigation.

Si vous fréquentez le canal d’Ille-et-Rance et ses chemins de halage, vous avez peut-être observé des engins de chantier sur la berge et des barges sur l’eau. La Région, gestionnaire des canaux de Bretagne, procède actuellement à des opérations de dragage. Objectif de ces travaux : dévaser les voies d’eau en vue de favoriser la navigation sur l’axe Manche Océan. 

En effet, au fil des années, les sédiments se sont accumulés, réduisant la profondeur du canal à 1 m sur certaines portions. Un mouillage insuffisant pour certains bateaux qui ne pouvaient circuler sur cet axe.

En 2022, environ 13 000 m³ de sédiments, dont environ 70% sur le canal d’Ille-et-Rance, seront dragués afin de retrouver une profondeur suffisante. Les travaux s’étaleront de mars à juin sur le canal d’Ille-et-Rance et de septembre à octobre sur la Vilaine.

En images

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Le canal d'Ille-et-Rance à sec, en opération de dragage à l'aide d'un tractopelle
Crédit : Région Bretagne
Opérations de dragage sur le canal

Avant la saison de navigation, le canal a été mis à sec sur certaines sections pour mener les opérations de dragage.

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Un tractopelle extrait de la vase du canal
Crédit : Région Bretagne
Opérations de dragage sur le canal

Les sédiments sont extraits mécaniquement du canal.

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Un tractopelle dépose la vase extraite du canal dans un camion avant son transport
Crédit : Région Bretagne
Opérations de dragage sur le canal

La vase extraite est transportée par camion jusqu’à des lieux de stockage.

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Un tractopelle dépose la vase extraite du canal dans un camion avant son transport
Crédit : Région Bretagne
Opérations de dragage sur le canal

La vase extraite est transportée par camion jusqu’à des lieux de stockage.

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Extraction de vase dans le canal et transport par barge
Crédit : Région Bretagne
Opérations de dragage sur le canal

Les sédiments peuvent également être transportés sur des barges.

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Un tractopelle extrait la vase transportée sur une barge, sur le canal et la dépose dans une vasière, lieu de stockage au bord du canal.
Crédit : Région Bretagne
Opérations de dragage sur le canal

Il existe plusieurs lieux de stockage, appelés vasières, le long du canal. Ici, dans la vasière de la Parfraire, sur la commune de Hédé-Bazouges (35).

Deux méthodes

Pour retirer les sédiments qui s’accumulent dans le lit des canaux, les équipes des voies navigables ont recours à deux méthodes, qui sont privilégiées selon les configurations :

  • La remise en suspension : solution privilégiée pour redistribuer les sédiments dans le cours d’eau, cette méthode, essentiellement limitée à la Vilaine, n’est possible que sur des zones faiblement artificialisées avec un débit conséquent.
  • L’export des matériaux dragués : cette solution est appliquée au niveau des zones artificialisées des canaux. Les vases extraites à l’aide d’une pelle depuis la berge ou depuis une drague sont exportées par tracteur ou par des barges et des pousseurs, en fonction de la configuration des sites, vers des zones de stockage temporaire.

Réemployer les sédiments au plus près 

En Ille-et-Vilaine, la Région dispose d’une quinzaine de vasières, réparties le long de la Vilaine et du canal d’Ille-et-Rance. La vocation de ces vasières, dont certaines datent de l’origine du canal, est le stockage temporaire des sédiments. En 2022, 4 nouvelles vasières ont été créées afin d’assurer une meilleure répartition géographique entre les zones à draguer et les zones de stockage. L’objectif est de réduire au maximum les distances entre ces sites.


Les sédiments stockés resteront dans les vasières au maximum 3 ans avant d’être valorisés localement, pour des usages liés à l’aménagement (réfection de berges, des chemins, etc.) ou agricoles. Étant comparables à de la terre végétale, ils contribueront à la reconstitution de sols. Là encore, l’objectif est de réduire au maximum la distance entre la zone de stockage et les sites de valorisation. Pour exemple, les sédiments dragués en 2021 et qui seront valorisés en 2022 le seront dans un rayon de 5 km autour des vasières.

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